Kilt pin (français)

Nouveaux Kilt pins

C’est la troisième année que je porte le kilt de manière régulière et n’avoir qu’un seul kilt pin devient parfois frustrant. C’est comme ça, j’ai envie de nouveauté. L’autre jour, je regardais les modèles proposés sur un site commercial, mais je ne leur trouvais aucune originalité, aucune correspondance avec ce que je veux afficher. Lire la suite

Chaussettes or not chaussettes ?

Les chaussettes basses et la jupe

On voit souvent, comme conseil, de mettre des soquettes avec son bermuda/short. Peut-on donc faire de même avec la jupe ? N’y a-t-il pas un risque de féminiser sa tenue car, nous pouvons l’observer facilement, les femmes portent peu de chaussettes, surtout lorsqu’elles sont en jupe. Lire la suite

Histoire du kilt

L’histoire du kilt, un vêtement ancien qui traverse les temps

La genèse du kilt est plutôt controversée. J’ai trouvé deux sources différentes :

  • Mes premières recherches parlaient du great kilt, porté au XVI° siècle. C’était une grande pièce de tissus (5 à 6 m de long) qui servait d’habit le jour et couverture la nuit. Le porteur l’étendait au sol, par-dessus une ceinture, puis repliait le centre jusqu’à apparition de l’extrémité de la ceinture. Il s’allongeait ensuite sur les plis et repliait les deux bords qui étaient maintenus à la taille par la ceinture. La partie haute était ensuite ramenée devant et fixée par une broche ou laissé pendante.
  • D’autres sources parlent d’une origine normàn du kilt, même si les vikings adoptèrent le plaid, ils donnèrent le nom de leur jupe à ce vêtement. Mais cela est controversé. Il faut garder à l’esprit que la tunique, parfois portée avec des braies ou des chausses, fut le vêtement de base des européens de l’Antiquité jusqu’à la fin du Moyen-Âge.
great kilt
Reconstituteurs défilant en Great kilt.

À la fin du XVII° siècle ou au début du XVIII°, le kilt moderne naquit par suppression de la partie supérieure. J’ai aussi lu que la jupe devint légèrement plus courte. Pourquoi ? apparemment pour faciliter le travail de fabriquants de charbon écossais : le great kilt était inapproprié à cette activité. Mais en 1746, le roi d’Angleterre George II fit interdire toutes les particularités vestimentaires des Highlands ! Le Dress Act resta en vigueur jusqu’en 1781, ce qui fut une période suffisante pour que l’on perde le savoir-faire des tartans !

Bien qu’il continuait à être porté sous le Dress Act en signe de protestation, ce n’est qu’à partir de 1782, avec son retour en grâce, que le kilt commença à être popularisé dans toute l’Écosse, avec la création de nouveaux tartans, puis dans le monde celtique, en commençant par celui sous influence britannique. Mais, avec les révolutions industrielles, il fut peu à peu remplacé par le pantalon, plus facile et moins cher à produire, comme tenue quotidienne.

kilt musiciens
Musiciens d’une troupe de reconstitution de l’armée écossaise en tenue de parade.

Depuis la fin du XVII° siècle, ce vêtement était également porté par les régiments écossais du Commonwealth jusqu’au début de la seconde Guerre Mondiale, année durant laquelle il fut remplacé par le pantalon (1937 pattern) moins cher et bien plus pratique pour la guerre moderne. En effet, durant la première guerre mondiale, le kilt s’était montré peu avantageux pour franchir les réseaux de barbelés, dans lesquels il s’accrochait plus volontiers que les pantalons ; en outre, il était incompatible avec les équipements de protection contre certains gaz de combat. Aujourd’hui, le kilt n’est porté par les militaires qu’en des occasions bien précises.

kilt soldat
Défilé de reconstituteurs en soldats écossais des 1° (1° plan) et 2° (2° plan) guerres mondiales. Certains portent le kilt apron, d’autres le kilt cover. Les soldats de la 2° guerre mondiale n’ont pas ces accessoires car le kilt disparut rapidement de la tenue de combat.

Aujourd’hui, le kilt opère un timide retour, soit sous sa forme traditionnelle, soit sous une forme modernisée. Il reste un vêtement onéreux et perçu comme folklorique ou extravagant hors de l’Écosse mais il séduit les personnes en quête de nouveauté et d’originalité dans leur penderie ou qui apprécient simplement le confort de ce vêtement.

Beauté coupable contre statut social

La beauté ou le statut social ?

Semaine de la mode oblige, nous parlerons encore chiffon. Un article, publié au milieu du mois dans l’édition numérique du Cahier des tendances de l’Obs, revient sur le dernier défilé  de la collection automne – hiver 2017 de Wales Bonner. Celui-ci a en effet présenté deux robes pour hommes.

Les objets du délit : Lire la suite

Maigreur, mon ennemie

La maigreur en (mauvais) exemple

Un exemple venu d’en haut :

Ce matin, j’entends à la radio que la semaine de la mode a débarqué à Paris ; jusque là rien d’anormal, c’est une manifestation cyclique. J’entends également que les mannequins sont toujours aussi (squelettiques) maigres ; jusque là rien d’an…. Non, attendez !

Car il y a une loi qui est passée ! Ça fait plus d’un an que la loi de Modernisation de notre système de santé a été adoptée. Lire la suite

La quête du Saint-Graal – I

Puisque nous avons le droit à un beau mois de septembre, je ne me prive pas de porter mon kilt Hiatus. Aujourd’hui, je voulais présenter deux ensembles et parler d’un élément fondamental de la tenue : les chaussures. C’est en effet le point avec lequel j’ai le plus de mal, sans doute parce que tout est à (ré)inventer et, qu’à moins de disposer du matériel et des compétences inhérentes, on doit se contenter de ce qui existe déjà. Lire la suite