Apprendre à être un homme — Le blog d’un odieux connard

Parfois, l’homme doute. Et comme tout doute, celui-ci débute souvent par un petit rien. Ainsi, dès l’aube, l’homme ouvre les yeux. Et comme tous les matins, son radio réveil lui joue des marches militaires pour l’inciter à quitter le lit, ce qu’il fait, abandonnant derrière lui sa conquête dont il a déjà oublié le prénom […]

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Une fois n’est pas coutume, je vais partager le contenu d’un autre blog. Cette satire humoristique d’un un site me parait tout indiquée en ce 8 mars.

Une erreur de jugement

Qu’apporter de plus ? Rappeler que les mouvements décriant la féminisation de l’homme vont à l’encontre de l’idée progressiste d’égalité hommes-femmes.

Il est évident que pour que les femmes accèdent à plus de responsabilités, des hommes doivent s’effacer pour leur laisser une place. Il est logique que, si l’homme s’occupe plus des enfants et des tâches ménagères, la femme en fera moins (c’est le but). Mais voire cela comme un abaissement de l’homme, c’est affirmer que la femme est un être inférieur et donc doit se coltiner les tâches subalternes et ingrates.

Pour moi qui porte le kilt, tenue virile par excellence, c’est gênant. Car si la femme est inférieure, il n’y a pas loin à dire que ces vêtements sont infériorisant : la jupe permet un accès facile à ses organes reproducteurs ou entrave ses mouvements de fuite. Évidemment, ces exemples sont extrêmes puisque la femme y est tant infériorisée qu’elle en devient une proie sexuelle de l’homme. Mais, même si elle n’est pas affirmée, cette idée que  la jupe est indigne d’être portée par un homme reste ancrée dans les esprit et empêche la percée de ce vêtement dans notre vestiaire.

En jupe ou pas, l’homme doit se construire une nouvelle façon d’être et une nouvelle place dans la société pour permettre à la femme de devenir son égal. C’est une évidence ; le nier, c’est nier le progrès. Vouloir revenir « au temps d’avant« , c’est renoncer et choisir la voie de la paresse. Mais, si un homme doit tant aimer relever des défis, en voici un nouveau dont la réussite ne peut que le tirer vers le haut. Alors pourquoi renoncer sinon pour vouloir rester dans le confort d’une situation connue et maîtrisée ? Si, dans ce modèle, un homme se doit d’être entreprenant et conquérant, c’est donc indigne de lui que de s’attacher à ses vieilles « traditions », comme une moule à son bouchot.

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