Réflexions de printemps

Les 2 images illustrant cet article sont des portions de photos qui ne sont pas miennes. Je les retire sur simple demande.

Quelques réflexions apparues dernièrement

Le printemps est de retour. Si l’équinoxe n’est pas encore arrivée, les températures douces l’ont précédée. Et je suis bien content de retrouver mon néo-kilt bleu et ma veste en jean rouge. C’est un réel bonheur de pouvoir porter à nouveau ces habits légers. Mais il semble qu’une chose n’a pas changé : le regard des autres.

Rencontre du 3° type au jour le jour :

Personnellement, je n’y fais pas attention. De temps en temps, je remarque un regard un peu appuyé, marque d’un étonnement prolongé ou d’une curiosité mal maîtrisée. En fait, c’est ma compagne qui y est le plus sensible et qui les remarque. C’est étonnant, on dirait qu’elle vit la même expérience que moi à mes débuts. Se demander si ces rires que l’on entend dans son dos nous concernent ou pas, essayer de capter la réaction de ceux que l’on croise.

Pour être honnête, je ne m’habille pas pour les autres, mais pour moi. Oh ! bien sûr, il me faut respecter quelques règles élémentaires de pudeur, comme tout un chacun. Mais pour le reste, je tiens à être à l’aise avec ce que je porte plus que répondre à des canons de la mode, imposés par je ne sais quelle lubie de je ne sais quelle personne que l’on a voulue influente. J’ai déjà détaillé, ici et là, les absurdités que je vois dans la mode contemporaine : fausse pudeur, non respect du corps…

reflexion 1Certains pensent voir un hurluberlu se promener dans la rue… moi, je croise des abrutis qui ne se posent pas cinq minutes pour réfléchir à ce qu’ils portent : vêtements trop courts, type pêche aux moules, avec poutre apparente, veste trop étriquée qui donne l’impression qu’elle va bientôt craquer et, de loin mon préféré, jean troué. Avant, les vêtements troués, c’était la honte, le symbole de la pauvreté… mais l’ordre des choses aurait-il été renversé ? Quelle différence, sinon d’élégance, entre un jean troué aux genoux et la combinaison {bermuda + chaussettes montantes} ?

Cachez ces jambes que je ne saurais voir !

Mais il faut se rendre à l’évidence que la jupe, chez l’homme, n’est pas pour demain. Est-elle en perte de vitesse chez la femme, comme j’ai pu le lire ? Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’elle revient, ou qu’elle résiste. Et c’est tant mieux, car plutôt que de cacher faussement notre corps, autant le montrer : préférez-vous les hypocrites ou les personnes franches ? Mon choix est fait depuis longtemps.

Peut-être est-ce une tare de la société, mais les critiques virulentes se font davantage voir que les défenses passionnées. On peut le voir dans les commentaires de cet article de l’Obs. Un choisi parmi d’autre :

Il faut une braguette devant…si je passe la journée avec le « 2 pièces cuisine » à l’air, je serai en érection toutes la journée….en fait , on cherche à rabaisser l’homme en guise d’égalité H/f, ce qui veux dire que l’on se trouve un cran au dessus…hi hi…

Rabaisser l’homme, le mot est dit ! Parce que la jupe est vue comme un vêtement rabaissant. Parce qu’elle est attachée à la femme dont le statut est inférieur. Il est pourtant évident que, pour obtenir une égalité hommes-femmes de fait, les hommes vont devoir lâcher du lest :

  • Pour obtenir la parité, si on ne crée pas de nouveaux postes, il faut forcément que des hommes abandonnent le leur au profit de femmes ;
  • Pour éviter le harcèlement de rue, les violences et les crimes sexuels, il va bien falloir que les hommes arrêtent de considérer la femme comme un être dont on peut disposer ;
  • Etc.

Don Quichotte et ses moulins

À présent, je me sens parfois las, j’ai envie de baisser les bras. Quand je vois des hommes baisser les bras, se retrancher derrière un « la société n’est pas prête« . Lorsque les femmes ont demandé plus de droits, la société n’était pas prête à les leur accorder. Cela n’a pas empêché certaines de se battre et elles ont fini par triompher. Je suis las de ces gens qui s’attachent à un statut suranné qu’il faut changer. Je suis las de publier dans le vide. Vous qui passez et qui me lisez, vous ne laissez que rarement un commentaire. Ce n’est pas encourageant, ce n’est pas stimulant. Je n’ai pas besoin de ce blog pour vivre, je le fais pour vous autres, pour partager mes pensées. Mais où est le partage si vous prenez sans donner ? Où est le débat s’il n’y a pas de contradiction ? Je ne vais pas payer un abonnement pour discuter sur l’article d’un journal, je n’ai pas les moyens de me permettre ce luxe ! et quand bien même serait-ce profitable ? Profitez-en, ici, c’est gratuit ! À bon lecteur…

 

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