Kilt et mode de vie

Le kilt, versant d’un mode de vie plus respectueux

J’ai déjà eu l’occasion de le signaler ici ou là, mais le port du kilt, chez moi, n’est pas une fantaisie. Nous sommes d’ailleurs plusieurs hommes à porter la jupe pour des motifs loin de toute futilité. Dans mon cas cela s’inscrit dans une démarche de développement durable (rien que ça !)

Le kilt et le respect de soi :

Lorsque j’ai enfilé un kilt pour la première fois, même si ce n’était pas le tartan que je voulais vraiment, je me suis trouvé beau. Je me suis également trouvé bien, à l’aise. En fait c’est comme si je venais de trouver le vêtement que j’avais toujours voulu porter, mais sans le savoir auparavant. Au quotidien, même si les poches me manquent, je trouve que la jupe est plus agréable à porter que le pantalon, particulièrement au niveau de l’entre-jambe.

Et j’ai lu que cette partie intime n’appréciait pas d’être à une température un peu trop élevée. Par ailleurs, certains vêtements trop serrés à ce niveau lui sont néfastes. Je me vois mal mettre un pantalon serré, comme ceux qui sont à la mode : j’aurais l’impression de m’infliger une torture. J’en ai d’ailleurs essayés et j’ai été bien mécontent des sensations que j’éprouvais dedans, de sentir mon corps contraint un peu partout dans cette gaine de toile (je n’ai pourtant pas de grosses jambes !). Au contraire, la jupe, c’est la liberté, la respiration : j’avais de petits boutons sur les cuisses avant, maintenant ils ont disparu.

Petit comparatif jupe/bermuda à longueur (à peu près) égale.

Porter la jupe est donc un acte de respect de mon corps, de ses formes et ses besoins, mais aussi de mon âme. Bref, c’est avoir un respect entier pour l’intégralité de l’individu que je suis.

Le kilt et le respect de l’environnement

Le lien est ici plus délicat à voir. Mais en portant un vêtement adapté aux saisons, on fait des économies d’énergie, au niveau de son corps mais aussi pour se chauffer ou se refroidir.

En effet, la jupe permet de supporter des températures plus élevées que le pantalon ou même le bermuda : de ce fait, elle limite les besoins de climatisation, qui sont des procédés pouvant être gourmands en énergie électrique. La jupe, et surtout sa conception personnelle, permet de choisir des tissus adaptés aux saisons, donc légers pour l’été et chauds pour l’hiver. J’ajoute que la longueur ne fait pas forcément foi : avec un kilt et des bas, on n’a généralement pas froid en intérieur. Et pour l’extérieur, il suffit généralement d’opter pour le manteau approprié (on n’est pas en Sibérie non plus !).

La tenue la plus chaude n’est pas nécessairement celle à laquelle on s’attend : j’ai parfois eu plus chaud en kilt qu’en jupe longue !

L’investissement dans un kilt et une paire bas revient, au moins, à 80€ ! Il y a des jeans beaucoup plus chers, c’est vrai, mais on en trouve également pour moins que ça. Mais l’avantage est, qu’une fois acheté la jupe, on n’a besoin que d’autres bas : l’un dans l’autre, les comptes doivent s’équilibrer. Et si on est capable de fabriquer soi-même le vêtement… La limite de cette réflexion est que tous les tissus en vente ne sont pas 100% français ou, au moins, fabriqués en France, ni même les différents accessoires. On ne maîtrise donc pas totalement la part d’énergie grise de ses habits.

Une démarche plus générale

Mais ce changement vestimentaire est également englobé dans une volonté plus générale de vivre mieux, en tenant compte des contraintes qui me sont imposées.

Ainsi, pour respecter mon corps et mon environnement je mange quasi-exclusivement bio (parce que je m’autorise des entorses et que je ne vais pas exiger de mes hôtes du bio) et j’ai réduit volontairement la part des protéines d’origine animale dans mon alimentation ; comme j’ai du temps, je cuisine le plus souvent moi-même plutôt que d’acheter des plats « tout faits ». Et bien sûr j’essaie de manger des produits de saison et français (si possible) ! L’alimentation est en effet un facteur important du développement durable de l’humanité et je pense qu’il ne faut rien attendre de nos décideurs si nous, simples citoyens, ne faisons pas les premiers pas en masse.

« Bien manger, c’est le début du bonheur », disait l’autre !

Pour ce qui concerne mes déplacements, je fais la majorité à pied, ce qui me permet d’avoir une activité physique et de limiter mes émissions de GES, ou à vélo (enfin, avant qu’il tombe en disgrâce). Il me reste à régler le problème des déplacements professionnels. Mon employeur ne prend malheureusement pas en compte ce volet… ce qui complique parfois bien les choses. Mais je n’utilise mon automobile que pour les longs trajets et/ou lorsque les transports en communs se révèlent inadaptés (comme pour aller à la zone commerciale du coin acheter mon fil à coudre ou quand je finis trop tard pour prendre le dernier car…)

Porter la jupe est donc un acte que je rattache à ma démarche citoyenne de mieux vivre, pour mieux me respecter, respecter les autres et notre planète. Et pour vous ?

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