Marin, le retour – L’habit du jour XVIII

Kilt marin pour un jour de brume :

Je poursuis mon inspiration marine avec mon néo-kilt en velour bleu ; il faut dire que la couleur aide bien, non ? Cette fois-ci, j’ai troqué le pull cottelé un peu trop chaud pour le tricot à rayures. Orienté très bord de mer, ce tricot est aussi très connoté ; l’associer à une jupe, il fallait oser ! Gare aux amalgames ! Mais d’autres l’ont fait avant moi…

kilt-marin-2

J’ai choisis de porter mon néo-kilt sans sporran, comme une « simple jupe ». Étant donné qu’il dispose de deux poches italiennes, cet accessoire n’est en effet pas indispensable. J’ai toutefois opté pour ajouter une chaine d’épingles à nourrice, comme sur le site de Hiatus. Une grosse ceinture en toile noire vient terminer d’habiller la façade avant. Elle a, en plus, le bon goût de donner une fin logique à la chaine, en cachant une de ses extrémités. Ça reste donc simple et sobre, sans être d’une banalité affligeante ! Évidemment, pour pouvoir garder les accessoires visibles, il faut porter le tricot pans rentrés dans la jupe ; cela permet de profiter également du fait qu’elle souligne la taille, donc évite d’avoir une silhouette sans relief : c’est tout bénéf’ !

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Pour fixer la chaîne d’épingles, je me sers d’un des passants arrière.

Aux pieds, j’ai opté pour de grandes chaussettes noires, car il fait encore froid. Je les ai ornées de flashes maison en feutrine rouge, pour une touche de couleur. Cette tenue étant composée de couleurs froides, cette touche d’une couleur vive et chaude est bienvenue. Et puis, mes chaussettes étant trop hautes, il fallait bien que je justifie ce revers ! Mes Doc Martens® noires à 14 oeillets (par quartier) complètent la tenue en reprenant le côté punk de la chaîne d’épingles. Cet aspect tombe à pic : porter la jupe pour un homme, c’est être rebelle, c’est défier la société, alors assumons-le !

Voici donc une tenue décontractée, qui utilise les codes du costume de marin tout en ne sacrifiant rien ni à la modernité, ni à nos revendications de porteur de jupe. On peut également y voir un clin d’oeil à Jean-Paul Gaultier, qui popularisa et le tricot rayé et la jupe pour homme.

S’habiller devient alors un message, à plusieurs niveaux de lecture.

C’est curieux chez les marins, ce besoin de faire des phrases !

J. Audiard, Les tontons flingueurs, 1963

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