Habit du jour XIX

Pull-over à col roulé et kilt :

kilt_col_rouleJ’avais déjà eu l’idée de marier mon pull à col roulé écru avec un kilt et mes bas de la même couleur mais je ne l’avais pas encore fait. J’ai donc réparé cette erreur la semaine dernière. J’ai profité d’avoir l’appareil photo et qu’il fasse beau pour faire une petite photo. Et je dois dire que je trouve le résultat très beau, à la fois élégant et décontracté, sans chichi, quoi ! Pas vous ?

J’ai repris une partie des éléments de la tenue de samouraï du ciel, à savoir le pull col roulé (mais c’était le jeu) et le foulard, dont on retrouve le bleu sur le tartan, pour le côté un peu chic . J’ai donc enfilé le kilt Menez Du pour le contraste entre ses coloris sombres et la clarté de l’écru. Mon kilt pin celtique apporte une touche de raffinement et répond ainsi au foulard en soie. Je porte mes bas en laine écrue avec les garter flashes Menez Du. Mon pull-over est rentré dans le kilt ; au début j’avais peur que ça fasse « papy » mais je me rends compte que ça rend vraiment bien, que cela met le kilt en valeur.

Au niveau des coloris, je trouve que tout va bien ensemble, même s’il y a cinq couleurs ! Ça rappelle bien l’hiver et c’est en phase avec cette belle mais froide journée. L’écru symbolise la neige et le froid, le kilt une forêt de sapins ; mais on peut aussi y voir la clarté d’une journée ensoleillée, le kilt sombre représentant alors les ombres allongées du fait de la course basse de notre étoile.

Pour les cuirs, j’ai choisis du marron : ceintures, chaussures et bracelet de montre. Seul mon sporran est noir. D’abord parce que je n’ai qu’un seul day sporran. Ensuite parce que je ne trouve pas cela si choquant que cet accessoire ne reprenne pas la couleur des autres éléments en cuir. Et je ne suis pas sûr que mon escarcelle aurait convenu aussi bien, alors que là, mon sporran se marie à merveille au reste de la tenue.

Et pour affronter le temps froid est-ce suffisant ? Et bien, je fanfaronne sur la photographie, mais je portais mon manteau vert et je l’ai remis bien vite après ! 😉 parce que, comme je le dis toujours :

Manteau vert, homme couvert !

Et vous, que pensez-vous de cet ensemble hivernal ?

Manteau contre le froid

Le manteau, la solution au froid ?

Comme chacun le sait ici, lorsqu’il fait froid je n’adopte ni les collants, ni le pantalon de joggeur sous mon kilt. Et le pantalon slim, comme j’ai pu le lire ailleurs, encore moins. Pourquoi perdre cette sensation de liberté que procure la jupe ? J’ai essayé un jean slim, une fois ; j’ai abandonné quand j’ai constaté qu’il fallait que je tape au moins 2 tailles au-dessus de la mienne pour pouvoir me sentir à l’aise dedans. Et pourquoi porter une jupe par-dessus son pantalon (ou plutôt un pantalon sous sa jupe) ?

Une autre solution pour couvrir ses jambes :

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Maigreur, mon ennemie

La maigreur en (mauvais) exemple

Un exemple venu d’en haut :

Ce matin, j’entends à la radio que la semaine de la mode a débarqué à Paris ; jusque là rien d’anormal, c’est une manifestation cyclique. J’entends également que les mannequins sont toujours aussi (squelettiques) maigres ; jusque là rien d’an…. Non, attendez !

Car il y a une loi qui est passée ! Ça fait plus d’un an que la loi de Modernisation de notre système de santé a été adoptée. Lire la suite

Infidélités

Des infidélités à la jupe !

En ce moment, il fait froid, même très froid. Alors forcément, porter la jupe ou le kilt est un peu difficile. Même avec un manteau, on sent le froid vif. Jusqu’à lundi, après un peu de marche ce n’était que du frais agréable, mais quand on n’a pas la possibilité d’être mobile, c’est moins évident.

D’ailleurs, lundi, Lire la suite

Marin, le retour – L’habit du jour XVIII

Kilt marin pour un jour de brume :

Je poursuis mon inspiration marine avec mon néo-kilt en velour bleu ; il faut dire que la couleur aide bien, non ? Cette fois-ci, j’ai troqué le pull cottelé un peu trop chaud pour le tricot à rayures. Orienté très bord de mer, ce tricot est aussi très connoté ; l’associer à une jupe, il fallait oser ! Gare aux amalgames ! Mais d’autres l’ont fait avant moi…

kilt-marin-2

J’ai choisis de porter mon néo-kilt sans sporran, comme une « simple jupe ». Étant donné qu’il dispose de deux poches italiennes, cet accessoire n’est en effet pas indispensable. J’ai toutefois opté pour ajouter une chaine d’épingles à nourrice, comme sur le site de Hiatus. Une grosse ceinture en toile noire vient terminer d’habiller la façade avant. Elle a, en plus, le bon goût de donner une fin logique à la chaine, en cachant une de ses extrémités. Ça reste donc simple et sobre, sans être d’une banalité affligeante ! Évidemment, pour pouvoir garder les accessoires visibles, il faut porter le tricot pans rentrés dans la jupe ; cela permet de profiter également du fait qu’elle souligne la taille, donc évite d’avoir une silhouette sans relief : c’est tout bénéf’ !

chaine-epingles
Pour fixer la chaîne d’épingles, je me sers d’un des passants arrière.

Aux pieds, j’ai opté pour de grandes chaussettes noires, car il fait encore froid. Je les ai ornées de flashes maison en feutrine rouge, pour une touche de couleur. Cette tenue étant composée de couleurs froides, cette touche d’une couleur vive et chaude est bienvenue. Et puis, mes chaussettes étant trop hautes, il fallait bien que je justifie ce revers ! Mes Doc Martens® noires à 14 oeillets (par quartier) complètent la tenue en reprenant le côté punk de la chaîne d’épingles. Cet aspect tombe à pic : porter la jupe pour un homme, c’est être rebelle, c’est défier la société, alors assumons-le !

Voici donc une tenue décontractée, qui utilise les codes du costume de marin tout en ne sacrifiant rien ni à la modernité, ni à nos revendications de porteur de jupe. On peut également y voir un clin d’oeil à Jean-Paul Gaultier, qui popularisa et le tricot rayé et la jupe pour homme.

S’habiller devient alors un message, à plusieurs niveaux de lecture.

C’est curieux chez les marins, ce besoin de faire des phrases !

J. Audiard, Les tontons flingueurs, 1963