Shopping en kilt

Samedi dernier, crise existentielle de niveau 11 sur mon échelle personnelle ! Plus aucune de mes fringues ne me va ! Quand je dis plus aucune, j’exagère peu, car en dehors de vieille paires de chaussures et de deux chemises, tout le reste est trop grand – ah non, il y a trois pulls aussi !

Le moral dans les chaussettes (qui me vont aussi quand même) me chatouillant la plante des pieds, je déclenchais donc le plan ORSEC pour ressusciter ma garde-robe. Dans un ultime élan de survie, je décidais donc de me rendre dans les magasins d’usine les plus proches car le prêt-à-porter à 2 balles j’aime pas ça, ni celui à prix prohibitif. Je décidai aussi de mettre mon kilt Menez du, bien que j’ai l’impression que l’animal grandit au fil des jours (mais il me va encore).

Hum ! en fait, j’ai hésité car je savais où j’allais et que la population risquait d’y être du genre peu éduquée, voire hermétique à la fantaisie vestimentaire masculine. Mais prenant mon courage à deux main et voulant être sexy, je me transporte donc dans le temple de la consommation sus-nommé. Et sur place, j’ai eu le droit à la question d’un vendeur de jean « Est-ce que je dois vous prêter un slip ou vous avez ce qu’il faut ? » Oui mon bon monsieur, je sors couvert, mais vous avez raison, on n’est jamais trop prudent avec les excentriques.

Je passe sur mes essais de chemise durant lesquels j’ai bien cru devoir aller chez Sergeant-Major (pourtant je ne suis pas un petit efflanqué !!!) mais personne n’a fait allusion à mon vêtement. Par contre, en me promenant dans l’allée j’ai bien senti des regards moqueurs. Je n’y ai pas fait attention, mais j’ai senti qu’on était moins bien veillant que dans ma ville. Dans un magasin, une vendeuse a même éclaté de rire en me voyant (enfin, je crois) ! J’ai hésiter à lui faire une remarque et à me casser mais j’ai préféré faire comme si je n’avais rien remarqué et puis plus tard, ou avant, je ne sais plus, j’entends un « viens voir y a un… » féminin, venant d’une boutique ; j’ai loupé la fin car je ne me suis pas arrêté, pas le temps d’être l’objet de tant de curiosité et surtout pas envie d’avoir à m’énerver car en ce moment ma patience est fine comme la soie mais bien moins résistante.

Pour conclure, je dirais que cette sortie dans un nouvel environnement a été, sur le plan humain, peu réjouissante, même si je m’attendais à essuyer des moqueries plus prononcées.

L’habit du jour V

Une petite tenue avec laquelle je suis sorti cet après-midi. Je pense avoir essuyé mon premier commentaire négatif (et homophobe). Prononcé dans mon dos, en langue étrangère… lâcheté et félonie, sont les deux mamelles de la couardises.  Bref, c’est juste un onomatopée de bisous qui m’a fait tilter. J’ai préféré ignorer, car vu la tronche porcine du gars qui a dû faire ça, j’aurais eu la folle envie de procéder à un ravalement de façade plutôt expéditif. Lire la suite

La journée de la femme

Voilà c’était mardi, une journée durant laquelle ont été rappelé les droits des femmes. Une journée « pas très utiles dans un pays comme la France« , parce qu’il est vrai qu’hommes et femmes y ont les mêmes chances de promotion professionnelle et, qu’à responsabilités et compétences égales, elles touchent le même salaire que leurs collègues masculins, parce qu’elles n’ont plus à vivre deux vies entre le bureau et la maison, parce qu’elles ne sont jamais victimes de violences sexistes (ou si peu !)… Bref une journée bonne à nous « les briser menus » sur un problème qui n’en ai plus un. Lire la suite

Le kilt au boulot

À occasion spéciale, tenue spéciale. Aujourd’hui je suis donc aller bosser en kilt. J’avais mis la tenue que je portais le 8 février dernier, sans le battledress ni la broche (remplacée par mon épingle à nourrice).

Ma chef m’a regardé avec un regard très désapprobateur mais la sous-chef m’a dit qu’elle appréciait. Ma collègue la plus proche m’a demandé si j’avais gardé toutes mes facultés mentales intègres, Lire la suite